parentalité bienveillante : 5 clés pour commencer dès la grossesse

Vous lisez surement de plus en plus souvent l’association des termes “parentalité” et “bienveillante/positive/consciente”.

Parmi tous les articles et vidéos que vous pourrez aisément trouver sur le net, il sera question de “bonnes manières”, de Communication Non Violente et autre mise en mot de nos sentiments et émotions orientés vers les parents de jeunes enfants (ou d’enfants plus grands et même d’ados)…

Aujourd’hui, je vous propose de transposer ce même type de conseils sur une toute autre période de la vie : la bienveillance pendant la grossesse !!!

Et oui, la parentalité commence dès la grossesse, donc soyons bienveillants/positifs/conscients (bref, mettez y le mot qui vous correspond… ou rayez les mentions inutiles..) dès les premiers instants de ces petits Êtres dans les girons maternels…

 

Cet article est ma participation à un événement inter-blogueur organisé par la jolie Fanny du blog Naissance-Enfance-Nature. Ce petit paragraphe, vous commencez à le connaître, chers lecteurs fidèles, car vous le savez (sinon, je vous l’annonce) j’aime ces événements qui vous permettent en un clic de trouver divers points de vue sur un même thème (chaque blogueur ayant son univers, son style, son analyse…) et qui m’offre à moi, l’opportunité de toucher d’autres lecteurs (vous êtes des lecteurs formidables vous aussi… et peut-être qu’ailleurs sur le net il y a d’autres lecteurs géniaux qui pourraient venir faire grandir cette communauté…).

 

Alors, voici ce que vous allez découvrir dans cet article :

  • la bienveillance ? c’est quoi ce truc ?
  • Être bienveillant(e)… oui, mais envers qui ?
  • La bienveillance pendant la grossesse :  Comment faire en 5 points.

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La bienveillance ? c’est quoi ce truc ?

Le dictionnaire Larousse donne comme définition : “disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui : interroger des candidats avec bienveillance.”

Quant à la parentalité bienveillante, il s’agit donc d’une façon de considérer l’enfant, de l’accompagner. C’est un style d’éducation qui cherche à comprendre qui sont nos enfants, comment ils se construisent, comment ils réagissent…

Bref sur le papier, la parentalité positive et bienveillante vous promet une communication respectueuse, des relations harmonieuses entre enfants et parents.

Sur le terrain, rien n’est plus subtile que ce juste équilibre entre douceur-patience-coopération et pétage de câble-réactions réflexes. Une éducation qui n’est ni tombée du coté obscur de la Force (l’autoritarisme) et ni dans le camp opposé (le Laxisme).

Il y a autant de parentalités bienveillantes que de parents et d’enfants puisque chacun est unique !

Vous trouverez pléthore d’ouvrages traitant de ce thème. Vous trouverez aussi de plus en plus d’article qui “dénonce” cette espèce de pression que cela fait peser sur nos frêles épaules de parents.

Je vous en parlais moi aussi dans cet article : à vouloir toujours bien faire, on se stress et on peut perdre notre naturel et notre spontanéité. Il nous semble que le parent bienveillant est ce parent parfait qui sait absolument TOUT gérer !!! Ce type de famille modèle que l’on voit à la télé où tout roule comme sur des rails, avec des enfants ultra coopératifs et sages, maisons entretenues façon Bree Van de Kamp.

 

Ainsi, après avoir digéré tous les manuels de puériculture, les conseils des pros de la petite enfance et autres réflexions de la vielle Tante Louise ; après avoir pris le recul nécessaire et dormi enfin une nuit complète, vous serez alors à même de vous forger votre propre éducation bienveillante. Vous ferez vos choix en conscience (maternage proximal ou non, allaitement ou biberon, cododo ou chambre séparée… et tous les autres sujets) avec pour axe de réflexion : le bien être de vos enfants… et le votre aussi !!!

Vous ferez de votre mieux !!!!

 

 

 

Alors, quoi de nouveau me direz vous? Nos parents n’ont ils pas fait eux aussi leurs choix en donnant le meilleur d’eux même?

Effectivement, chaque parent est plein de bonnes intentions, et il fait toujours son possible pour offrir le meilleur son enfant… en fonction de ses connaissances.  C’est là que tout change : les connaissances !!

Aujourd’hui, il y a eu tellement de progrès au niveau des neuro-sciences que l’on sait désormais de façon claire et précise comment se construit le cerveau de l’enfant. Ainsi il est de nombreux points sur lesquels nous pouvons porter un nouveau regard et faire différemment des générations précédentes.

Ainsi, fessées, humiliations, mises à l’écart et toute Violence Educative Ordinaire sera proscrite de l’éducation bienveillante. Chacun trouvera sa façon de parvenir à cette harmonie familiale.

 

Le parent se mettra à la hauteur de l’enfant, écoutera et accompagnera ses émotions, lui offrira des alternatives, permettra à l’enfant de se développer dans un environnement affectif sécure (terme à la mode aussi, pour décrire un environnement stable et respectueux, sécurisant pour l’enfant grâce à un cadre et des limites)

 

 

Être bienveillant… oui, mais envers qui ?

A première vue, tout semble orienté vers l’enfant… c’est justement là que beaucoup de mamans (et de papas aussi…) s’épuisent complétement car ils se perdent eux-même de vue ! Sorte d’erreur du débutant, presque tous y passent, comme une étape initiatique qui permet de réajuster le cap donné.

Il est effectivement vital de prendre aussi soin de soi !!

Commençons donc par le début, si vous êtes novice en matière de parentalité positive, être bienveillant c’est faire preuve d’empathie (entre autre !!!).

Or l’empathie est une compétence, qui bien que normalement innée, est souvent à réapprendre ! Nous sommes nombreux à avoir été élevé avec des humiliations et autres violences verbales (voire physiques) – à des degrés divers – de la part soit de nos parents ou des instituteurs/éducateurs.

Tous ces petits mots qui paraissent encore innocents au yeux de certains (“t’es nul”, “mais quel cancre”, “qu’est ce que je vais faire de toi?”, “ta sœur est plus douée que toi”…) bloquent au niveau cérébral le développement de notre empathie naturelle.

Du coup, dire aux parents “il est important d’être bienveillant” peut les laisser dans l’inconfort et le désarroi du “on fait comment???!!!???”.

 

La bienveillance commence donc… par soi-même !!

Soyez bienveillant envers vous-même : vous faites du mieux que vous pouvez, là où vous en êtes aujourd’hui !

Apprenez, pour commencer, par renouer avec vos émotions… vous savez, ces réactions chimiques à l’intérieur de vous qui vous délivrent des messages… Les émotions… tous ces termes dont nous ne savons même plus l’orthographe tellement nous n’en parlons jamais.

A la question “comment vas tu?” la grande majorité des gens réponds : je vais bien! Ok… mais “bien”… ça veut dire quoi ? Observez l’étendue de votre vocabulaire quand il s’agit de décrire vos ressentis émotionnels.

Si votre champs lexical se réduit à “bien”, “pas trop mal” et “je suis stressé(e)” alors il est grand temps que vous appreniez la richesse des émotions humaines.

Cet apprentissage est nécessaire pour bien des raisons : premièrement, cela vous permettra de vous connaître un peu mieux (savoir ce qui est bon pour vous), vous pourrez donc échanger plus facilement sur vos états d’âmes, vous pourrez ainsi prétendre à une communication non violente (dont la base est de parler de soi…).

Mais surtout vous allez avoir besoin de cette connaissance de vos émotions si vous voulez accompagner vos enfants, car vous allez avoir besoin de nommer leurs émotions… donc si vous même ne connaissez pas les vôtres, cela risque de poser un comme léger problème…

 

Soyez indulgent envers vous même afin de développer plus d’indulgence et de tolérance ensuite envers vos enfants

 

 

 

 

 

 

Mais, bien que ce vaste sujet de la bienveillance nécessite à lui seul quelques dizaines d’articles… revenons à la spécificité demandée par Fanny : bienveillance pendant la grossesse…

 

 

La bienveillance pendant la grossesse : Comment faire en 5 points

Être bienveillant, pour certains c’est inné, pour d’autre cela va relever d’un long réapprentissage parsemé de douceur et de tolérance envers soi-même.

Les 5 points que je vais évoquer avec vous sont notés, non pas par ordre d’importance, mais plutôt comme une série d’étape conduisant plus ou moins à la suivante.

 

Ralentir pendant la grossesse !

La grossesse est une période tellement spéciale qu’il est dommage de ne pas pouvoir la vivre pleinement.

Je comprends parfaitement qu’il ne soit pas simple de tout mener de front et que trop souvent les obligations professionnelles prennent plus de place qu’on ne le souhaiterait (trajets trop longs, horaires trop lourds…).

Pourtant, pour le bien de tous, ralentir est primordial !

Notre société nous entraine dans une course contre la montre constante si nous n’y prenons pas garde.

Offrez vous ce luxe, car oui c’est un luxe que le temps !!!!

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Prenez, ne serait-ce que 2 ou 3 minutes plusieurs fois par jour, pour respirer pleinement ; octroyez-vous 1 ou 2 h par semaine juste pour vous, pour vous faire plaisir en pratiquant une activité que vous aimez ou simplement en ne faisant rien ! (Là, je vous parle seulement du minimum syndical, nous sommes d’accord??? Plus vous pourrez ralentir et vous poser mieux se sera..)

Votre corps vous le réclame ce repos pendant la grossesse !!

 

Se poser sur le passé

Grâce à ces temps où vous vous retrouverez enfin avec vous-même, vous allez pouvoir réfléchir à certains sujets sur lesquels nous ne revenons quasiment jamais, à moins de suivre une thérapie : votre naissance et votre enfance !

Il peut être utile de mettre en lumière certaines parties de votre enfance dont vous n’avez toujours pas guéri les blessures.

Vous vous apercevrez peut être aussi que certains schémas familiaux se répètent, et que vous pouvez peut être mettre fin à ces répétitions.

Il va être important que chacun retrouve sa nouvelle place dans la ligné : vous n’êtes plus que l’enfant de vos parents, vous devenez vous-même parents ; vos parents quant à eux deviennent grand-parents. Chacun doit donc définir ce nouveau rôle, accepter ses responsabilités mais aussi savoir ne pas sortir de ces nouvelles “attributions”.

Devenir parents nous fait remettre en perspective le rôle de nos propres parents : quelle éducation vous ont-ils donné ? Que souhaitons nous perpétuer, que souhaitons-nous améliorer ou ne surtout pas reproduire?

Ces réflexions s’adressent aux deux futurs parents et non exclusivement à la mère (ça coule de source, mais je préfère le rappeler).

 

Penser l’éducation de cet enfant qui va naître

Avec les éclairages que vous aurez pu porter sur votre histoire, le moment sera venu de vous poser des question sur la future éducation que vous souhaitez donner à votre enfant.

Que vous soyez seule dans cette aventure ou que votre partenaire soit à vos cotés, il est bon d’éclaircir dès à présent certains points.

Même si bien des choses changent à l’arrivée du bébé (“Avant j’avais des principes, maintenant j’ai un bébé”…), vous pouvez quand même vous questionner – à deux- sur certains points, mettre en commun vos parcours et souvenirs d’enfance.

Ce temps, si vous êtes en couple, peut vous permettre de vous redécouvrir, de mieux vous connaître parfois.

On a tous des images dans la tête, des idées sur le parent que l’on souhaite devenir, ou celui que l on souhaite éviter de devenir et partager tout cela est nécessaire : cela permet d’éviter bien des quiproquos et malentendus qui seront moins bien gérés une fois que petit bébé chéri sera là et vous épuisera !!

Pour ou contre l’allaitement maternel ? Pour ou contre le cododo ? Pour ou contre la fessée ? La parentalité bienveillante tu connais/ t’en penses quoi ? Comment puis-je devenir le meilleur parent imparfait pour mon bébé ?

 

Se relier à votre bébé

Votre bébé, bien au chaud dans votre ventre douillet, capte tout… absolument tout ce qui fait son environnement !

Loin de vouloir vous culpabiliser car la vie est ainsi faite et les imperfections font partie intégrante de notre humanité ; il est important d’avoir ce fait en tête : votre bébé ressent vos émotions. Il sent quand vous pensez ou vous adressez à lui, il perçoit quand quelque chose ne va pas pour vous. Il capte aussi ce qu’il se joue pour son papa.

Quoi de plus beau alors comme cadeau pour commencer sa vie que de vous connecter régulièrement à votre bébé ?!

Puisque vous avez, maintenant appris à prendre du temps et à ralentir, vous pouvez consacrer une partie de ce temps pour être en lien avec votre enfant.

Que vous parliez dans votre tête ou à voix haute, adressez vous à votre bébé, pour lui raconter votre journée, pour lui raconter son histoire… et surtout pour lui offrir plein de beaux messages d’Amour !

S’il se passe quelque chose de douloureux pendant votre grossesse (deuil, séparation, chômage etc..) il est vraiment important de l’expliquer à ce petit être qui grandi à l’intérieur de vous !

Par vos paroles et pensés spéciales pour lui, vous l’envelopperez ainsi d’une belle bulle de douceur qui remplira dores et déjà son réservoir affectif de plein de bienveillance et d’Amour!

Le partenaire est bien évidemment invité à faire de même !

Paroles, chansons, caresses du ventre, danses… tous les moyens sont bons, alors faite place à votre créativité…

 

Préparez vous à l’accouchement

Peut être que cette étape est la plus importante !

PREPAREZ-VOUS !!!!!!!!!

La préparation à l’accouchement est vraiment primordiale car elle va bien au delà du simple choix de prendre ou non la péridurale.

La encore, ce sujet qui me passionne nécessite BEAUCOUP plus qu’un tout petit paragraphe… Je vais donc tenter de synthétiser au maximum.

Que signifie se préparer à l’accouchement ? Cela signifie redevenir actrice/acteur (car oui le partenaire aussi a un role important!!!) de votre accouchement !

La médecine a fait des progrès spectaculaires et la péridurale est une chose superbe pour soulager la douleur. Il est cependant important de bien comprendre qu’elles sont les répercussions de cet acte médical.

Il est important que vous soyez en possessions de tous les éléments vous permettant de prendre des décisions lors de ce moment unique.

Connaître le déroulement de l’accouchement, les diverses étapes et émotions que vous allez traverser, les positions qu’il est possible de prendre, savoir à quel type de “sensations intenses” vous attendre; mais également, quelle place sera laissée au partenaire, quelle ambiance vous souhaitez avoir dans la salle de naissance…

Des questions, il y en a un certains nombre qu’il est bon de se poser. Il est aussi important de savoir où vous souhaiter accoucher, qui vous accompagnera.

Enfin, comme je le dit aux femmes que je rencontre, que vous souhaitiez ou non la péridurale, vous préparer à l’accouchement vous donnera au moins des outils pour gérer les contractions en attendant l’arrivée de l’anesthésiste et pour palier à l’éventualité d’une impossibilité de recevoir la péridurale…

 

Les possibilités de préparation à l’accouchement son variées : Sophrologie (évidemment je vous la cite en premier !), haptonomie, yoga prénatal, chant, danse prénatale, préparation en piscine, méthode Bonapace … Renseignez vous sur ce qui se fait près de chez vous et trouvez celle qui vous correspond

 

bienveillance grossesse

 

J’espère que cet article vous aura plu et donner quelques pistes de réflexion vivre la bienveillance pendant la grossesse !

Pensez à me laisser un commentaire, lui aussi plein de bienveillance, car j’adore vous lire !

Je vous partagerai le livre numérique dans lequel Fanny regroupera tous les articles qui auront participer à ce carnaval au thème si doux!

 

A bientôt

 

 

 

Prenez soin de vous et devenez parfaitement Imparfait

 

 

 

Caroline Muller, Un Colibri Imparfait

 

crédit photo : Pixabay : 3907349, Greyerbaby, Jacobking85, RitaE, Vborodinova

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5 Comments

  1. Un grand merci Caroline !
    C’est vraiment chouette d’avoir les points de vue de différents blogueurs. Et je suis honorée que tu aies participé à mon carnaval 🙂 .
    Quoi de mieux qu’une overdose de bienveillance pendant sa grossesse ?!

  2. non par contre je ne pense pas faire du cododo.. ça me fait super flipper le cododo et puis les bruits de bébé me maintiennent trop en veille. On fera quelques jours dans notre chambre si je rentre très tôt après laccouchement, puis il rejoindra sa chambre

  3. non par contre je ne pense pas faire du cododo.. ça me fait super flipper le cododo et puis les bruits de bébé me maintiennent trop en veille. On fera quelques jours dans notre chambre si je rentre très tôt après laccouchement, puis il rejoindra sa chambre

    • Je vous souhaite un bel accouchement. Effectivement, tout le monde n’apprécie pas le cododo et il est important d’écouter les besoins de chacun.
      Prenez soin de vous et merci pour votre retour

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