un blocage : comment je le dépasse ?

Ma meilleure astuce pour dépasser mes blocages”… tel est le thème que Nathalie du blog Je construis mon bonheur souhaite nous voir aborder afin de répondre à son carnaval d’articles.

Puisque j’ai accepté la mission (en espérant que le message ne s’autodétruise pas dans les 5 secondes après votre lecture… vous avez reconnu le clin d’œil à mission impossible rassurez-moi ?!), je vous dévoile sans plus tarder mon article en espérant qu’il vous offrira une piste pour dépasser vous aussi vos blocages.

 

Mes blocages

Commençons par parler de mes blocages à moi, mes freins dans la vie, vous savez tous ces trucs qui empêchent d’être soi, de se réaliser et d’être enfin épanouie

Quand je me suis questionnée sur le type de blocages dont j’allais vous parler, je me suis, dans un premier temps, entendue répondre : “des blocages ? moi ? mais je n’en ai pas, tout roule, merci !”

Et puis j’ai laissé cette question faire on œuvre… finalement un blocage est venu à la surface de ma conscience du genre : “hé oh, tu m’oublies moi ? Tu es certaine que je ne te pourris pas un peu la vie, allé, avoue ?!?”  … le bougre venait d’ouvrir la porte à tous ses potes. Du coup, c’était un peu comme une avalanche de blocages : blocage quand il s’agit de faire un choix, d’argumenter pour défendre mes opinions, blocage pour développer mon activité professionnelle, blocage dans ma communication pour exprimer mes besoins

 

Ah oui… finalement je connaissais bon nombre de blocages ; certains que je rangeais dans le panier “appartient au passé, je m’en suis débarrassé” et d’autre dans la grosse pile de linges à repasser (ah non, pardon ça c’est un autre sujet, pourtant d’actualité!), donc, rangé dans la pile “petite pourriture à dépasser quotidiennement”.

 

Comme je n’ai pas envie de vous écrire un trop long roman, j’ai choisi d’aborder le thème avec l’angle professionnel.

 

Il y a encore peu de temps j’étais confortablement installée dans le statut de Fonctionnaire, ne me posant pas la question de mon salaire, de la paperasse, des projets fous à mettre en place… Puis, cette coquine de vie est venue tout bousculer, pour mon plus grand bien il faut le reconnaître !

En deux temps, trois mouvements (pas tout à fait quand même…) me voici devenue Sophrologue suite à une reconversion et abordant le statut beaucoup moins sécurisant d’autoentrepreneur.

Passé la première euphorie et grande fierté du “I did it!(c’est ce que je dis quand je réussis quelque chose… pour ceux qui ne parlent pas anglais, cela veut dire : je l’ai fait !), je suis un peu redescendue sur terre… comment je paie le loyer de mon cabinet ce mois ci ?

Les clients ne viennent pas comme ça comme par magie “oh tiens, j’ai vu de la lumière alors je suis entré”… et les contrats, il faut aller les chercher… Mais merde : je bloque!

Manque de crédibilité du débutant, je n’osais pas demander des rendez-vous aux entreprises pour démarcher.

J’avais plein de projets fous mais je ne me sentais pas à la hauteur et pour me conforter dans cette idée j’étais entourée de gens tellement talentueux qui faisaient bien mieux que moi !!!

Du coup, pour me lancer, il me fallait être sûre que je ne serais pas seule : je sollicitais sans cesse ma superbe collègue et amie.

 

 

Et puis prenant un peu de confiance en moi j’ai enfin pu mettre en pratique mon astuce pour dépasser mes blocages …

 

 

Mon astuce anti blocage

Cette astuce je l’ai piquée à Florence Servan Schreiber il y a déjà plusieurs années…

J’ai découvert Florence Servan Schreiber par hasard (si tant est qu’il existe un hasard…) lors d’une conférence qu’elle donnait à Beauvais.

L’astuce que j’ai alors retenue est celle du sac à dos lancé par dessus le mur !!!

Qu’est ce donc, allez-vous vous empresser de me demander bandes de petits curieux…

Balancer son sac à dos par dessus le mur… imaginez-vous un instant en pleine randonnée, dans votre sac à dos il y a tout votre kit de survie pourrait-on dire : eau, une pomme, un couteau, des mouchoirs, de la ficelle et tout autre truc que les Mac Gyver et scouts connaissent bien.

Au milieu de votre chemin se dresse un mur. Vous avez diverses solutions qui s’offrent à vous, notamment : faire demi-tour ou franchir le mur pour voir ce qu’il y a derrière et avancer sur le chemin.

Pendant longtemps je faisais demi-tour, n’étant déjà pas championne de randonnée, l’escalade ce n’était absolument pas pour moi.

Après avoir entendu l’inspirante intervention de cette femme et garder cette astuce en tête, je me suis arrêtée devant le mur lors de la rando suivante ; je l’ai observé et je me suis aperçue qu’il n’était pas si haut, qu’il y avait des prises accessibles pour gravir chaque fois un peu plus haut… alors j’ai jeté mon sac à dos !

Une fois de l’autre côté du mur, il faut bien aller le récupérer mon sac à dos ! Et Waouh… la vue depuis le haut de ce mur !!! Tout devient possible

 

blocage

 

Fini la métaphore, comment cela s’est il traduit dans mon quotidien professionnel ?

J’ai d’abord cheminé avec ma collègue puis est arrivé un moment où je me suis dit que moi aussi j’en étais capable ! J’ai mis mon perfectionnisme (qui n’est autre qu’un manque de confiance de moi) de côté et j’ai osé.

Petits pas par petit pas (ça, c’est l’autre astuce, on en reparle plus loin), j’ai franchi les étapes … j’ai passé des appels téléphoniques pour demander des rendez-vous… “tiens, j’ai réussi, ce n’est pas si compliqué en fait, j’ai eu peur mais je l’ai fait.”

Puis je me suis rendue aux rendez-vous… “ou la la, ça se corse, mais j’ai géré, j’ai décroché le contrat…”

Et j’ai animé mes séances, mes ateliers SEULE… “Wouou victoire! I did it again !!!!! J’ai osé, je l’ai fait maintenant je saurai recommencer !

 

Pour l’anecdote car elle m’est arrivée hier alors que j’avais déjà prévu l’écriture de cet article :

J’anime cette année un atelier un mardi sur deux avec ma superbe amie et collègue. Notre binôme fonctionne à merveille et nous nous amusons énormément (j’en oublie souvent que nous travaillons d’ailleurs !).

Contrairement à moi, ma collègue est toujours en avance, mais il y a deux semaines, elle tardait à arriver et ne répondais pas à son téléphone… J’ai alors commencé à stresser un peu en me disant “merde… je ne saurais pas animer l’atelier toute seule, les femmes ont l’habitude qu’on soient deux, ce ne sera absolument pas pareil…”

Mais elle est finalement arrivée.. ouf !

Sauf que ce mardi… elle ne pouvait pas venir, elle me l’annonça le matin.

Deux options : je fais demi tour et j’annule moi aussi l’atelier ou je jette mon sac à dos et je vole de mes propres ailes… Il est grand temps de voler seule, d’autant que des ateliers j’en anime d’autres donc j’ai viré le sac et l’ai propulsé de l’autre côté !

Verdict : tout s’est super bien passé et j’ai encore grignoté quelques parts de confiance en moi !!!

 

 

Il n’y a pas très longtemps, on m’a sollicité pour animer une formation auprès de professionnels. Le format demandé était différent de ce que j’ai l’habitude de faire, c’était plus long.

Je n’ai même pas hésité : j’ai dit oui !

J’ai eu le temps de flipper un peu après mais c’était trop tard,  mon sac à dos était de l’autre côté du mur, mon engagement était pris ! “Vais-je y arriver, vais-je tenir sur ce format, ne vont –ils pas s’ennuyer, trouver ça nul…

Je ressors encore grandie et forte de cette nouvelle expérience; en plus ce fut une nouvelle occasion de rencontrer des gens extras… comme je les aime !

 

 

 

Un truc en plus

En bonus, je te mentionne rapidement mon autre astuce anti blocage : les petits pas

Cette méthode kaizen qui consiste à faire chaque jour un petit pas pour sortir et donc élargir sa zone de confort. Régulièrement j’ose m’aventurer hors de ce que je connais et maîtrise et je découpe l’objectif en petites étapes à franchir.

Je ne développe pas ce concept car j’ai envie de t’écrire un article complet sur ce sujet.

 

 

Par contre je ne peux résister au plaisir de te raconter la fois où j’ai jeté mon plus gros sac à dos et où mes tous petits pas sont devenus des pas de géant !!!!!

Le jour où j’ai appris que j’étais enceinte !!!

Depuis toujours et à cause de mon histoire personnelle j’avais une réelle phobie de l’accouchement. Je disais toujours en blaguant (mais aussi en croisant les doigts pour que mon rêve devienne réalité) que  : “j’aurais un enfant le jour où on saura pratiquer la téléportation afin de ne pas avoir à accoucher”.

Ce jour, toujours les deux mêmes choix… pas besoin de jouer la carte du suspens, vous savez que j’ai un adorable p’tit gars!

Sac à dos balancé, je ne peux plus reculer… pourtant la trouille est toujours là, bien chevillée à moi…

Du coup, il m’a fallut mettre en pratique la seconde technique : la méthode Kaizen.

Pas à pas, je mettais en pratique les exercices de sophrologie que je proposais à mes clientes (oui, je sais, c’est un comble que d’être spécialisée en périnatalité, de rassurer les autres femmes et d’avoir peur de son propre accouchement…).

Je ne me projetais pas trop loin dans la grossesse, j’avançais jour par jour et finalement à force d’entraînement, de travail sur moi je me suis sentie tellement femme et forte et capable que j’avais presque hâte d’accoucher, de vivre ce passage initiatique. J’avais dépassé mon plus gros blocage !

J’ai donné naissance à mon premier bébé rapidement et sans péridurale (oui je m’la raconte à chaque fois que je précise sans péridurale mais c’est la plus belle des victoires que j’ai remporté dans ma vie alors je la célèbre le plus souvent possible !).

blocage 1

 

 

Ainsi se termine mon roman sur comment dépasser mes blocages.

Retenez ces deux astuces qui m’ont personnellement permise d’avancer :

  • balancer mon sac à dos par dessus le mur
  • Appliquer la méthode Kaizen des petits pas

 

 

Je souhaite de tout cœur que cet article vous ai apporté un petit plus,

 

Pensez à me laisser un commentaire … auquel je répondrai

 

A bientôt

Prenez soin de vous et devenez parfaitement Imparfait

 

Caroline Muller, un Colibri Imparfait

 

Crédit photo : PIxabay : Sorbyphoto, SeppH

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6 Comments

  1. Super article qui tombe à pic !! Est-ce un hasard ?? 😉

    Je vais donc m’entraîner à balancer mon sac à dos de l’autre côté du mur, car ce que tu décris donne envie. On se fait tout un monde de nos projets, mais y aller un pas à la fois, ça peut marcher. Qui n’essaie pas ne saura jamais !!

    Merci Caroline 🙂

    • Emily,
      Un hasard ???? 😉
      Je suis certaine que tu vas jeter ton sac à dos si loin que tu vas faire un magnifique voyage !!! 😉
      bien à toi

  2. Quand je te lis..je te vois, je t’entends et surtout tu m’illumine le temps de ta lecture..☀
    Et ce que tu écris est tellement vrai….qu’il faut que je m’y mette !!!
    Gros bisousssssss 😘

  3. Bonjour Caroline,
    Merci pour cette contribution à l’événement interblogueur que j’organise.
    J’aime beaucoup l’image de lancer son sac à dos de l’autre côté du mur. Cependant, je ne suis pas sure de bien la comprendre. “Lancer son sac à dos” c’est balancer ses peurs de l’autre côté du mur, opur s’alléger et réussir à escalader le mur, c’est bien cela ? Merci.
    A bientôt 🙂

    • Bonjour Nathalie,
      Comme beaucoup d’image, chacun la comprend comme il veut.
      Pour ma part, c’est plus le coté “Je m’engage donc je ne peux plus faire marche arrière !” si je lance mon sac à dos avec toutes mes “affaires vitales” pour ma randonnée, je suis bien obligée de passer de l’autre coté du mur pour récupérer mon sac et continuer d’avancer…mais ton interprétation est tout aussi juste…
      Bonne journée à toi

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