Devenir un peu plus fort émotionnellement

 

Aujourd’hui, je vous partage mon article participatif sur le thème “Qu’est ce que je mets en place pour devenir plus fort émotionnellement ?”

L’initiative de cet évènement inter-blogueurs revient à Matthieu du blog Vivre ses émotions. Il nous invite à exposer notre point de vue, nos tactiques pour une meilleure cohabitation avec nos émotions. L’intérêt est multiple : d’une part, nous vous offrons chers lecteurs un tour d’horizon de la question abordée par des blogueurs au style, aux pensées et aux univers différents que vous pourraient aisément consulter depuis le blog de Mathieu ; d’autre part chacun d’entre nous pourra ainsi bénéficier de l’audience des autres blogueurs, Bref : c’est un principe amusant, tout le monde y trouve son compte alors en avant !

Découvrez ce que je mets personnellement en place pour être au clair avec mes émotions.

 

 

etre plus fort emotionnellement 1

 

Quotidiennement nous sommes aux prises avec nos émotions. Tantôt douces et agréables, parfois dérangeantes ou violentes, ses réactions chimiques à l’intérieur de notre corps, s’imposent à nous et parfois même nous submergent totalement.

Quand on découvre le développement personnel, on passe Obligatoirement par la “gestion de nos émotions”.

Plus que de la gestion (car cela sous-entend un contrôle) je préfère parler d’accueil de mes émotions.

 

Une émotion, en bref : c’est quoi ce truc étrange qui m’envahit ?

 

Sans tenter de vous donner une définition de l’émotion car le sujet est très vaste (je vous ferait un article complet sur le sujet prochainement du coup..), tentons au moins de comprendre de quoi nous parlons.

L’émotion, dont on ne connaît souvent que ses différentes classifications (peur, colère, tristesse, joie, surprise et dégoût) est un mouvement, un changement par rapport à un état initial.

En premier lieu, elle est une série de réactions à l’intérieur de notre corps. Le rythme cardiaque change, la respiration se modifie… voici l’aspect physiologique de l’émotion en réponse à un stimuli extérieur.

Notons également la composante cognitive de l’émotion : l’esprit est lui aussi agité par l’émotion et nous fait penser différemment.

Enfin, puisque l’émotion nous prépare et bien souvent même nous pousse à l’action, on peut parler de sa troisième composante : la composante comportementale.

 

 

Une émotion c’est comme un facteur : elle a un message à nous délivrer. Expéditeur : votre subconscient chéri !, destinataire : votre conscient.

Quand le facteur vous dépose un recommandé (l’expéditeur veut être certain que vous receviez le message), le facteur frappe gentiment à la porte. Vous ne répondez pas ? Il sonne. Vous ne répondez toujours pas ??? Il tambourine à la porte jusqu’à ce que vous ouvriez cette porte !!! Bon ok, j’avoue, dans la vraie vie ça ne se passe pas tout à fait ainsi : si mon facteur se mettait à frapper comme un cinglé à ma porte, je pense que ses calendriers pleins de chatons et de canetons il pourrait se les mettre dans ….oh la la , je m’emballe là ! Tiens, de la colère…

 

Mais alors pour être tranquille : il me suffit d’écouter le message, d’écouter mon émotion ?

 

C’est en effet la première chose que je mets en place pour être plus forte émotionnellement : j’accueille, j’écoute, je laisse exprimer et je remercie mon émotion.

 

Accueillir, cela signifie pour moi la nommer. C’est un exercice qui n’est pas aussi simple qu’il y  paraît car il requiert une notion assez fine de la palette des émotions qui peut m’envahir. J’ai donc appris à nuancer, à développer mon champ lexical des émotions afin d’être au plus juste avec elles. Fini les simples : je suis contente, je ne suis pas bien. Il est important de savourer les subtilités : je me sens joyeuse, comblée, je suis inquiète, agacée, je suis effrayée, surprise…

 

Ensuite j’écoute son message : derrière chaque émotion il y a un besoin, un désir. Que veux-tu me dire ? Quel est mon besoin ? J’ai besoin d’être rassurée, d’être reconnue, je désire réussir…

Je reconnais que ce n’est pas la partie la plus simple et que j’ai encore beaucoup à travailler sur ce point. Mais je fais de mon mieux.

 

Vient le moment de laisser s’exprimer l’émotion !

Alors là… ce n’est pas non plus une mince affaire que celle là ! Quand on a appris à bien verrouiller ses émotions, oser les exprimer peut relever du combat ! Pourtant ce n’est qu’à partir de là que les choses s’apaisent ; sinon on nourrit notre dialogue intérieur de regrets, de ruminations qui nous rongent jusqu’au moment où l’on explose !

J’ai enfin fait l’expérience de laisser parler ma colère il y a quelques mois.

La colère est souvent l’une des émotions qui nous dérange le plus, la méchante grosse colère que l’on doit réprimer pour pouvoir rester “aimable” aux yeux de nos parents (et tout autre figure d’autorité). La colère pourtant qui nous parle de notre “territoire”.

Pendant que je suivais une formation de David Laroche en 21 jours “Libérez votre potentiel”, une séance était consacrée à cet exercice d’expression des émotions. Il nous fallait s’autoriser à ressentir l’émotion, vraiment, la laisser grandir même et l’exprimer. Ce jour là… c’est la colère qui a croisé ma route ! Zut, il me fallait donc l’affronter aujourd’hui pour ne pas me défiler devant l’exercice du jour… Bon, alors j’y vais : je la ressens cette colère, elle monte jusqu’à ne plus pouvoir rester enfermée à l’intérieur de moi ! Je trouve mon ami, assis dans le salon, et je cherche les mots pour lui parler… de moi !! Pas de “tu” qui tue, juste “Je” !!! Et pour la première fois, je m’exprime, sans trop bafouiller, peut être en pleurant, sûrement même, je ne m’en souviens plus en fait tellement ça a été intense et libérateur pour moi ! Les mots sortent et libèrent cette revendication qui était la mienne : je veux me sentir respectée !

Waouh !! Quel effet. Ce jour là j’ai fait voler en éclat l’une de mes pires croyances limitantes : je peux oser dire mon désaccord, ma colère sans que les choses ne dégénèrent en combat physique, sans que la relation ne soit brisée à jamais.

 

Pour finir, je remercie l’émotion. Et oui, ça peut paraître ridicule pourtant, c’est nécessaire. L’émotion a fait son job. Elle nous fait grandir ; elle nous apprends à sentir et exprimer ce qui est juste pour soi !

 

 

Un autre point qui me permet d’être plus forte émotionnellement c’est de reconnaître que nous sommes tous responsables de nos propres émotions.

 

Dans une relation c’est 50/50

 

Longtemps je me laissais envahir par les émotions des autres. Quelqu’un arrivait en étant en colère et je réagissais instantanément. Je me mettais moi aussi en colère pour lui répondre sur le même ton (heu… bon, comme j’avais peur de ma colère, je me contentais de bouillir à l’intérieur de moi sans vraiment revendiquer quoi que ce soit, et surtout en flippant de voir le conflit partir en vrille…).

Aujourd’hui, je sais que chacun est responsable de son état interne. On peut tous choisir dans quelle émotion on a envie d’être ou de rester. Ainsi,une personne en colère n’a plus la même emprise sur moi désormais : elle est responsable de sa colère, ce n’est pas la mienne.

Cela permet aussi de pouvoir suivre vos rêves sans vous laissez démotiver par les peurs des autres.

 

 

L’apprentissage des émotions et de leur expression est arrivé tard dans ma vie. Combien de fois ai-je raté des occasions de parler et donc de me libérer d’un poids (injustice, irrespect…); combien de fois ai-je baissé les bras, sabordée que j’étais par les doutes et les peurs des autres ?

Combien de fois ai-je sentie autour de moi des gens totalement envahis par leurs émotions au point de perdre le contrôle de la situation (bagarres, joutes verbales, relations brisées par des emportements…)

 

Ces mésaventures je voudrais les épargnées à mon p’tit gars alors je tente de lui apprendre ses propres émotions. “Oh, je vois que tu as l’air triste ou en colère parce que je te dis non…” Ce qui est bien c’est le double effet kisskool : je suis obligée d’exprimer moi aussi mes émotions pour que mon enfant comprenne comment ça se manifeste aussi chez les autres :”Je me sens agacée par cette nouvelle que je viens de lire ; je suis émerveillée par la beauté de ce spectacle…”

Je suis ravie d’entendre mon pt’it gars de 23 mois qui nomme déjà ses émotions et celles de ses proches :”Clément en colère ; papa triste…”

 

Les émotions ne sont pas des bêtes noires à museler et à maîtriser à tout prix. Les laisser s’exprimer n’est pas un signe de faiblesse mais bien au contraire une force géniale à développer.

Les émotions nous guident sur ce qui est bon pour nous, elles nous permettent de nous affirmer dans la non violence et le respect de l’autre (car on parle de soi !!!)

 

Je vous souhaite donc, une belle cohabitation avec vos émotions!

 

Pensez à partager cet article et dites moi dans les commentaires : comment vous réagissez-vous face à vos émotions ?

 

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Prenez-soin de vous et soyez parfaitement imparfait !

A bientôt

Caroline Muller, un colibri Imparfait

Crédit photo : pixabay CreativeMagic, ErikaWittlieb

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3 Comments

  1. Merci Caroline pour cet article 🙂 Je trouve qu’en laissant l’émotion de l’autre à l’autre, laisse plus de place aux nôtres justement….

    Moi aussi j’ai appris sur le tard à exprimer mes émotions, avant cela je n’avais pas le droit de les exprimer, et surtout pas la colère !! Maintenant je les accepte. Et le fait que je les accepte fait que les autres m’acceptent comme je suis, avec mes émotions !

  2. Bonjour Caroline

    Les émotions sont des amies, nous devons les aimer pour ce qu’elles sont pour nous : des confidentes, des soutiens, des moment de joie, de peine.

    J’ai pour habitude de dire à Choub’ qu’il faut voir la colère comme une copine : il ne faut pas l’affronter, mais l’aimer, réellement l’aimer.
    Elle est là pour nous, pour nous aider à libérer une énergie qui n’était pas bonne.

    Plutôt que de toujours vouloir se confronter à ses émotions, à les battre, ou les maitriser, il faut les aimer.

    Ca me rappelle un livre que j’ai lu qui a changé ma vie et ma vie de parent : les mots sont des fenêtres : https://www.papa-et-patron.fr/carnaval-darticles-le-livre-qui-a-change-ma-parentalite-les-mots-sont-des-fenetres/
    Et Marshall Rosenberg nous apprend à nous écouter, à apprécier ce que l’on ressent.

    Pas simple au début, mais tellement libérateur, comme tu le dis si bien.

    AU plaisir
    Evan

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