Dormir sans larmes–Un livre incontournable !

 

Défi : un livre par mois pendant un an (2/12)

“Fais dodo, Colas mon p’ti frère, fais dodo, t’auras du lolo”… Vous aussi, il vous est arrivé de chanter cette comptine plus de quinze fois sans le moindre succès ? Vos nuits sont plus épuisantes qu’un semi-marathon ? Vous avez entendu parler de la  méthode du “5-10-15” mais vous vous y refusez car vous sentez au fond de vous que c’est douloureux pour tout le monde ?

Alors, foncez chez votre libraire vous procurer le livre “Dormir sans larmes” du Dr Rosa Jové.

Ce livre est une pépite, une bombe, une révolution… prêtez lui le nom que vous voudrez, il n’empêche que ce livre est tout simplement INCONTOURNABLE !!

Je suis partagée entre l’envie de tout vous raconter et l’envie de vous dire “lisez-le ! un point c’est tout!”, comme vous m’êtes super sympathiques je vais faire un compromis : vous donner quelques informations et essayant ainsi de susciter en vous le désire de lire ces 261 pages (dont une vingtaine de pages d’annexes et autres notes).

 

Pourquoi ai-je acheté ce livre alors que je considère les livres sur le sommeil et les soi-disant méthodes infaillibles pour endormir bébé totalement inutiles?

 

Et bien, “Dormir sans larmes” était en évidence sur la table de présentation chez ma Super libraire. Je l’ai pris, j’ai lu la 4eme de couverture, puis je l’ai reposé. J’ai échangé un peu avec Elise (ma Super libraire) qui m’a convaincue : “Ah non, ce livre ne donne pas de recette miracle, mais il explique ce qu’est le sommeil du bébé. C’est un best seller en Espagne”.

J’ai attendu les vacances pour me plonger dans cette lecture.

J’ai découvert un livre extra !!!

Bienveillant, non-jugeant ni culpabilisant envers les parents, cet ouvrage nous amène à nous questionner sur nos façons d’envisager le sommeil et sur nos attentes bien souvent irréalistes.

 

Oubliez tout ce que vous avez appris, vous allez enfin comprendre comment se passe le sommeil de l’enfant et quels sont les dangers des méthodes de dressage au sommeil. Oui, oui, on peut parler de méthode de dressage!

Vous trouverez de TRES nombreuses références, des études scientifiques, des retours de consultation en cabinet (l’auteure est pédopsychiatre) pour apprendre à déconstruire toutes les idées reçues qui gravitent autour de cette question cruciale du sommeil de l’enfant.

 

Voyons un peu ce que l’on apprend de cette lecture (les explications sont vraiment très claires et accessibles malgré le domaine très pointu des neurosciences)

 

I. S’informer

 

Le maître mot est : Tout enfant sain, sait dormir et dormira un jour comme un adulte !

Le sommeil est un processus évolutif. Ce qui signifie que le sommeil du bébé est différent de celui de l’adulte car il a besoin de passer par diverses étapes.

Peut-être n’en n’avons nous pas conscience mais nous aussi, bien que “majeurs et vaccinés (tiens un thème polémique en ce moment ça !) nous nous réveillons entre 8 et 10 fois par nuit. Seul petit détail : nous n’avons (normalement) plus besoin du soutien de quelqu’un pour nous rendormir, nous passons même ces micro-réveils sans nous en apercevoir.

De son côté, le bébé, ne vit pas encore le sommeil de la même façon. Son cerveau, immature à la naissance (il est toujours bon de le rappeler), n’a pas encore toutes les phases du sommeil.

 

Vous comprendrez aussi, que tous ces millénaires d’évolution de l’espèce Humaine n’ont pas effacé nos instincts primaires et nous sommes souvent régis par les mêmes pulsions et instincts que … l’homme préhistorique.

Ainsi vous trouverez en page 29, une comparaison, très parlante, expliquant pourquoi notre survie en tant qu’espèces tient –entre autre- à la capacité que les bébés ont de pleurer et de se réveiller de nombreuses fois, de jour, comme de nuit !

 

Le sommeil du nouveau –né est :

  • biphasique : il ne connaît que deux phases de sommeil (contrairement à l’adulte qui passe, lui, par 6 phases par cycle) : sommeil actif et sommeil lent. Les réveils sont donc fréquents (toutes les 50 à 60 mn).

 

  • Ultradien : cela signifie qu’il ne différencie pas le jour de la nuit. Vous découvrirez pourquoi c’est vital de ne pas arriver au monde avec un rythme circadien. Vous voulez savoir? bandes de coquins curieux, c’est décrit dans le livre.

 

  • Polyséquentiel : le bébé réparti son sommeil sur plusieurs séquences au cours de la journée et de la nuit, alors que l’adulte a un sommeil monoséquentiel (on dort la nuit) ou biséquentiel pour les adeptes de la sieste.

 

Ces différentes caractéristiques assurent la survie du nourrisson en maintenant ses parents toujours proches de lui et en s’assurant des prises de repas régulières. Son sommeil ainsi structuré lui permet également de se reposer de tous les stimuli pour les assimiler, les digérer pendant son sommeil paradoxal. Il développe alors son esprit.

 

 

Puis au fil  des mois, le cerveau du bébé va voir une partie importante arriver à maturité : le noyau suprachiasmatique – c’est l’horloge du corps humain (je tenais à vous glisser ce mot car il va faire un effet de fou lors de vos prochaines soirées entre potes ou si vous jouez au Scrabble). Concrètement le changement important de cette maturité est que l’enfant peut accéder au rythme circadien (différencier le jour et le nuit).

Les phases du sommeil vont se mettre progressivement en place, créant au passage quelques désordres à chaque apparition d’une nouvelle phase que l’enfant va devoir tester et maîtriser.

 

Le sommeil devient alors instable : imaginez un peu ; il passe par une phase de micro-réveil à chaque changement de phase. Avant il avait deux phases et maintenant il a jusqu’à 6 phases (dont deux sont des phases de sommeil léger, ce qui signifie qu’une mouche qui pète les réveille). Trouvez-vous alors anormal que l’enfant se réveille souvent en vous sollicitant?

 

La nuit est aussi une source d’angoisse et d’agitation pour l’enfant. Angoisse car elle rime avec séparation. L’enfant ne sait pas encore que ce n’est pas définitif, il n’est pas sûr de retrouver son monde et ses parents en réveillant.

De même, l’agitation est due à toutes les périodes de changement que traverse l’enfant (marche, alimentation, dents, exploration du monde…). Les tensions sont déchargées pendant la nuit provoquant des rêves et cauchemars.

 

Il vous faudra patienter globalement jusqu’aux 6 ans de l’enfant pour qu’il règle seul ses problèmes de sommeil. Mais que cela ne vous effraie pas : c’est bien détaillé dans le livre et vous comprendrez toutes les étapes précédant  les six ans de l’enfant…. Quoiqu’il en soit vous êtes prévenus : il v vous falloir être patients !!

 

II Évaluer

 

C’est au cours de ce chapitre que vous découvrirez comment, en posant une erreur d’interprétation, nous créons nous même un problème, là où il n’y en a pas ! Les bébés ne parlent pas, on parle pour eux et donc il est facile de leur prêter des intentions qu’ils n’ont pas ! Aucun enfant se réveille par plaisir de voir débarquer son parent avec la tête en vrac.

Le manque d’information (dont désormais vous ne souffrirez plus puisque vous allez tout savoir grâce à cette lecture indispensable) et les “normes à respecter” nous orientent sur le mauvais chemin. Tous les tableaux de normes nous pousse à faire entrer nos enfants dans des cases et le sommeil ne manque pas à cette injonction. Il est important de relativiser en changeant notre vocabulaire : un enfant de X mois PEUT dormir X heures et non plus “doit” dormir x heures… un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup aurait pu nous chanter France Gall; les mots ont une importance dans la façon dont nous percevons ce concept du sommeil.

 

Une mauvaise synchronisation est souvent à l’origine de la lutte au dodo ! Avez-vous déjà essayé de vous endormir à 20h alors que vous n’êtes pas fatigué ? Imaginez en plus que votre partenaire vous scande : “Allé, c’est l’heure maintenant, tu dors, allé, fais dodo, un point c’est tout, tu es fatigué!!” Je ne suis pas convaincue que vous parveniez à rejoindre les doux bras de Morphée…

 

Le Dr Rosa Jové, détaille les différents types de problèmes du sommeil (dyssomnies et les parasomnies). Déficit de la qualité ou de la quantité du sommeil, cauchemars, terreurs nocturnes, sommanbulisme et autres, vous saurez tout, et vous saurez également comment agir en  fonction du trouble rencontré.

 

 

III Intervenir

 

Maintenant que vous êtes calés question déroulé du dodo, vous allez aborder LE point tant attendu… à savoir : Ok, docteur, je fais quoi ?????

Soyez encore un peu patient car avant cela il reste des points à l’importance capital que l’auteure doit porter à votre connaissance : Briser toutes vos idées reçues et mettre en lumière la dangerosité des méthodes de dressages au sommeil ! Je vous ferez un article spécial sur ce sujet car il demande vraiment à être traité sans résumé, c’est un point beaucoup trop important pour le réduire à une phrase ou deux!!!

Vous y voilà, enfin le chapitre “Ce que l’on peut faire

Je vous le résume ici :

La meilleure façon d’aider un enfant à dormir est … de ne RIEN faire ! merci d’avoir lu l’article et à bientôt!

Je vous sens hurler et fulminer devant votre écran… Pourtant, vous lirez que la nature fait bien les choses, que le bébé a une façon de dormir qui lui est propre et qui a permis la survie de l’espèce humaine. Depuis la nuit des temps, nous dormons, alors pourquoi est ce qu’aujourd’hui on  a tant de soucis avec les endormissements de nos petites têtes blondes (ou pas blondes d’ailleurs !)

Est-ce que nous serions victimes d’un système où tout se doit d’aller vite et d’être sous contrôle ? En s’appuyant sur l’observation de peuples de cultures différentes, qui agissent différemment, on s’aperçoit que chez eux les problèmes de sommeil sont totalement inexistants (aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte).

Les pistes naturelles vous seront proposés par le Dr Rosa Jové. Des indications détaillés sur l’accompagnement au sommeil sont répertoriées dans “le petit guide à l’usage des parents désespérés”.

 

 

Voici en guise de conclusion, avant de vous dire ce que je retire de ce livre, un extrait de la conclusion du livre :

Endormir un enfant est un art qui s’est perdu. Autrefois, ce savoir se transmettait de mère en fille, sous forme de berceuses, qui sont d’ailleurs parvenues jusqu’à nous. Ces femmes ne se faisaient pas de soucis pour le sommeil de leurs enfants,parce qu’elles savaient ce qu’il fallait faire ; et elles savaient aussi que le temps ferait le reste. Il en a été ainsi jusqu’à une date très récente.

Mais aujourd’hui, les berceuses, c’est fini. Et nous, les mères, nous ne savons plus quoi faire quand notre enfant ne dort pas. Et quand on nous dit ce qu’il faut faire, nous comprenons que ça prend du temps – un temps que nous n’avons pas.

Le problème posé, on tente de le résoudre. Et la solution ne peut consister en heures consacrées à l’enfant (puisque nous ne les avons pas) ni en berceuse (nous les avons oubliées). Nous constatons notre impuissance et comptons alors sur notre enfant pour se charger de tout, autrement dit pour s’endormir tout seul et ne plus se réveiller une seule fois pendant la nuit. (…)

 

 

Ce que je garde de ce livre ?

 

Une vraie libération ! Tout ce que je sentais au fond de moi, au fond de mon cœur de maman, est ici mis à jour avec l’éclairage de la science (comme si toujours la science devait nous valider!)

Je fais confiance à mon p’tit gars ! J’ai cessé de me battre et j’accepte SA façon de dormir. Même si parfois je voudrais qu’il s’endorme plus vite pour avoir du temps pour moi, je me dis que toutes ces heures de câlins partagés sont une bénédiction qui ne reviendra plus quand il sera grand!

J’accepte de le laisser se réveiller, de dormir encore tout contre moi (voire même Sur moi !).

Quant à la fameuse question si pressante des autres : “alors, il fait enfin ses nuits?” Je l’élude en répondant avec un beau sourire : “Oh oui, il fait ses nuits à lui, qui sont différentes des miennes.”

Je me sens tellement plus reposée aujourd’hui,

 

 

J’espère vraiment vous avoir donné envie de lire ce livre en vous distillant quelques informations précieuses à avoir en tête.

 

Pensez à commenter cet article (c’est ce qui fait vivre le blog et nos relations)

 

Prenez soin de vous et restez parfaitement Imparfait

 

 

A bientôt

Caroline Muller, un Colibri Imparfait

Pour vous procurez ce livre, rendez-vous chez votre Super Libraire ou cliquez sur le lien affilié ci-dessous

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2 Comments

  1. Superbe article Caroline , Merci!!! C’est vrai que l’on perd parfois patience quand le sommeil se fait rare!! Mais finalement à l’échelle d’une vie c’est bien peu.
    Quand je me penche sur tous les progrès de mon bébé chaque jour, je me dis que je devais être indulgente sur le sommeil, même si c’est très dur de ne pas dormir. Du coup, ça y est mon petit Lyahm dort enfin paisiblement, il vient d’avoir un an. Il est content d’aller dans son lit après notre petit rituel d’au revoir et de chanson. Je le pose et il s’endort seul : VICTOIRE!!!! Avec son grand frère à côté.
    A bientôt

    • Dormir avec son grand frère doit grandement aider Lyahm à se sentir apaisé pour la nuit.
      A toi la joie des nuits réparatrices alors !!!!
      Bien à toi

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