Alors… fille ou garçon ?

A l’annonce d’une grossesse, il est des questions qui vont devenir récurrentes ; comme par exemple : “Alors, fille ou garçon?” (et toutes ces déclinaisons : “alors c’est quoi?, tu connais le sexe?”.

Dans cet article pour mon “retour” après plusieurs mois sans avoir rien publié, je vous livre ma réflexion quant au choix de connaître ou non le sexe de mon enfant à venir.

Je vous présenterais aussi une petite liste de questions que l’on peut se poser avant de prendre cette décision.

 

Je suis ravie de revenir vers vous, bien que mes doigts soient encore un peu rouillé après une telle absence…

Bonne lecture à vous.

 

 

 

fille ou garçon

 

Plus de cinq mois se sont écoulés depuis mon dernier article… Mais que s’est il passé ? A t-elle une panne d’inspiration ? Oh la, bien sûr que non, les idées sont toujours aussi nombreuses dans mon esprit débordant d’imagination! Alors en a t-elle eu marre de blogguer ? Que nenni !  J’aime partager et transmettre, je prends beaucoup de plaisir à pianoter sur mon ordi, à me sentir un peu comme reliée à vous.

Mais alors pourquoi un tel manque de publication ?!?

Et bien parce qu’une jolie Vie pousse discrètement dans mon ventre… enfin quand je dis discrètement, je devrais plutôt écrire “silencieusement” car niveau discrétion avec mon gros ventre de femme enceinte de 6 mois, je ne passe plus vraiment inaperçue!

Cette superbe nouvelle s’accompagne aussi de certains désagréments (je vous ferais d’ailleurs un article complet sur ce vaste sujet prochainement!!!), notamment, en ce qui me concerne : une ENORME Fatigue !!!!!

Totalement anémiée depuis le départ, j’ai zéro énergie, alors le peu de vitalité que j’avais je la mettais au service de mon p’tit gars de bientôt 3 ans et de tout ce que j’ai déjà à faire au quotidien. Passé le premier constat frustrant de “je ne ‘ai pas le courage pour le moment de poursuivre mon blog et ma chaîne youtube”, j’ai acceptée l’idée de me ressourcer, de prendre le temps d’accueillir cette vie en moi et de me recentrer sur mes centres d’intérêts. C’est ce que je trouve beau avec la grossesse : on priorise, on lâche prise avec beaucoup de choses…

Voili voilou, quelques mots, histoire de recontextualiser ce texte.

 

 

Donc maintenant que vous me savez dans mon 6eme mois de grossesse, vous vous demandez peut-être, bande de petits curieux, quel est le sexe de mon bébé…

 

Et bien, la réponse vous l’aurez, comme son papa et moi, au mois de décembre au moment de sa naissance !!!!

 

 

 

Quoi ??!!!!! Mais comment fais tu pour ne pas savoir ??!!!!

Oui, je connais l’effet de cette annonce, bien souvent les gens réagissent comme vous : est il envisageable de nos jours de ne pas connaître le sexe du bébé à venir ? Comment préparer sa venue ? Quoi acheter ? Et pour les prénoms, comment choisir ? Pour le cadeau de naissance, du coup, on fait comment ?

 

Il est vrai que souvent nous passons, au départ pour un couple d’extraterrestres aux yeux des gens, puis en expliquant un peu notre vision les gens comprennent ce choix (ou pas, mais au final, je m’en moque).

Nous ne parlons pas là d’un choix d’une importance capitale et pourtant il soulève toujours les mêmes interrogations et réactions.

Voici donc le tour d’horizon de mes raisons de garder le secret jusqu’au moment de cette rencontre avec notre bébé dans quelques mois :

 

 

Fille ou garçon : 10 raisons de ne pas savoir

 

10 : Probabilité = 50% de chance

Il est drôle (bien que parfois agaçant à la longue…) d’entendre les pronostics affirmés de chacun !

Selon la façon dont pousse mon ventre j’entend tout type de dicton populaire appuyés par la confirmation de la tante Bidule qui a eu une fille : c’est bien connu “ventre pointu, sexe fendu”…

Mes habitudes alimentaires sont elles aussi décortiquées : si je préfère manger sucré : petite douceur sera une fille.

Je ne vous parle même pas des prédictions totalement ésotérique de certains, capables d’affirmer à 100% que j’aurais un garçon…

Que chacun se rassure, quelle que soit l’issue de vos paris, vous ne prenez pas trop risque :  vous avez 50% de chance de viser juste.

 

9 : Une motivation supplémentaire pour accoucher

Je ne suis pas certaine que ce titre soit judicieux car peut on réellement parler de motivation au sujet de l’accouchement ? Que je le veuille ou non, cette étape sera inéluctable. “Entrer tu as su, sortir tu devras…”

En tout cas, ça m’aidera (un tout petit peu) à traverser ce tsunami de sensations fortes (oui, il faut faire attention aux mots employés : douleurs ça fait peur alors on dit sensations intenses… ça rassure… même si au final c’est la même : je vais douiller !!!).

Chaque contraction sera comme un lever de rideaux progressif sur le mystère qui entoure cet enfant…

 

8 : Ne pas être déçue

Sur ce point les avis peuvent être partagés (comme toujours d’ailleurs) et j’en reparlerais dans la seconde partie.

Ne sachant pas qui va arriver, je ne me projette pas dans l’accueil d’une fille ou d’un garçon. Je ne pourrais pas être déçue à l’annonce du sexe car après un tel marathon, mon seul bonheur sera de sentir cette petite Vie reposer sur mon ventre. Je ne serais que dans la présence de l’instant magique et l’accueil de cet enfant ; comment alors être déçue ?

 

7 : Mettre fin à la tyrannie du bleu VS rose

Alors oui c’est adorable tous ces gens qui vous couvrent de cadeaux bien avant l’arrivée de bébé mais que c’est agaçant ce choix binaire qui s’opère alors dans la tête des gens : bleu ou rose.

Soyez sûres que si vous attendez une fille vous allez recevoir pléthore de petites robes à froufrous roses digne de Barbie et autres princesses, à l’inverse si votre ventre tout rond protège un p’tit mec, à vous les joggings au motif ballon de foot… comment ça, des clichés ? Vous verrez bien.

Il en est de même pour les décorations de la chambre : pirates ou pompier pour les mâles, papillons et fleurs pour les Ladies.

Je ne suis pas une spécialiste des arts mais il me semble pourtant que la palette des couleurs est vaste… est il si aberrant d’envisager du vert, du beige, du jaune, du rouge, du blanc, du gris, du orange… ?

 

6 : Eviter les stéréotypes

Cette raison rejoint un peu la précédente… Les clichés ont la vie dure qu’on le veuille ou non. Au delà des couleurs, annoncer le sexe du bébé à venir c’est s’exposer à toutes les projections de genre : il sera médecin comme papa, elle sera aussi belle et douce que sa mère.

Moi qui ai déjà un garçon, si j’ annonce l’arrivée d’un deuxième p’tit mec : “Tu vas te sentir en infériorité numérique là ! Vous allez en faire un troisième pour essayer d’avoir une fille ?” ; si au contraire j’annonce l’arrivée prochaine d’une fille : “Le choix du roi, quel bonheur ! C’est bien, elle sera protégée par son grand frère.”

 

5 : Et s’il y avait erreur à l’échographie …?

Mais c’est impossible de se tromper de nos jours ! En êtes-vous certains ? Il arrive que les échographies, pour des motifs divers et variés, soient erronées et prédisent ainsi le mauvais sexe. Alors si vous faites partie de ces gens qui oscillent entre le bleu et le rose, que vous avez déjà tapissé la chambre, rempli l’armoire de robes à dentelles et qu’à l’arrivée choupinette sorte avec un service 3 pièces ; qu’allez-vous faire ? Repeindre et revendre les vêtements sur les sites de brocante ou garder et déguiser votre bambin comme à l’époque des rois ? Après tout, les écossais portent bien des kilts, pourquoi votre garçon n’aurait pas de robes à froufrous ? Winking smile

 

4 : Ne pas projeter trop d’attentes sur l’enfant

Qu’on soit clair : l’enfant arrive au monde chargé d’un lourd sac à dos rempli de nos projections, de nos attentes et de nos peurs plus ou moins conscientes. Elles sont de toutes sortes et surtout déjà bien nombreuses pour ce tout petit Être qui débarque.

Les angoisses liées au sexe peuvent donc ainsi lui être évitées.

Par exemple, pas besoin d’angoisser dès la grossesse à l’idée de protéger sa fille adolescente de tous ces garçons “portés sur la chose” comme dirait ma grand-mère ; inutile aussi de paniquer à l’idée que ce garçon ne devienne un délinquant comme son père, ce compagnon lâche qui vos abandonné à l’annonce de votre grossesse.

Mine de rien, on façonne nos enfants avec nos craintes et nos espérances… et oui rappelons le encore une fois : nos enfants sont de vraies éponges émotionnelles qui comprennent tout bien au-delà de nos mots.

 

3 : L’enfant n’est pas un objet, propriété de ses parents

A trop vouloir le personnifier dès le départ, on peut finir par faire de cet être plein de magie un simple “objet”. On a tendance à vouloir tout décider pour lui, tout programmer sans même prendre en compte ses besoins et sa personnalité. De toute façon, un bébé ne pense pas, ne réfléchit pas, ne décide pas… ah bon, en êtes-vous sûrs ?

Qu’il soit garçon ou fille, il est important de l’accueillir pour qui il est, tout simplement. Prenons le temps de faire connaissance. L’enfant n’est pas la propriété de ses parents. Nous ne sommes là “que” pour l’accompagner sur son chemin, pour l’aider à réaliser son Projet de Vie… bref l’épauler dans son évolution pour qu’il devienne un adulte épanoui, responsable et heureux qui saura quitter le nid en douceur pour vivre sa propre existence emplie de tolérance et de respect…

 

2 : Garder le mystère

J’aime les surprises !!! La vie nous en offre beaucoup et je trouve que celle-ci est la plus belle.

La grossesse et l’accouchement sont déjà tellement contrôlés, médicalisés. Nous passons 9 mois à être auscultées, pesées, mesurées, diagnostiquées, piquées, doigtées (ah oui, je sais, ce n’est pas glamour), surveillées… On en oublie le côté magique de la vie. Quoi de plus incroyable que cette vie en construction ; partie de 2 gamètes microscopiques, un Être se construit, cellule après cellules, le corps de la femme se métamorphose puis s’ouvre à cette extraordinaire création d’Amour.

Laissons-nous emportés par cette découverte fabuleuse, laissons-nous surprendre par le mystère enfin levé.

 

1 : Pour l’entourage

Soyons totalement honnête : je ne sais quelle place donner à cette raison : première ou deuxième alors je laisse parler mon cœur de casse-pieds première catégorie et j’annonce que ma motivation première pour garder le secret du sexe de mon bébé c’est de faire chier l’entourage !!!

J’aime voir leur tête tantôt déçue, tantôt agacée.

Je prend un malin plaisir à répondre à leurs questions :

c’est quoi ?” Au choix, un zèbre ou un bébé, je verrais bien dans quelques mois.

Tu ne veux vraiment pas savoir ?” Si si, j’en crève d’envie mais je suis maso et j’aime me flageller le soir en me répétant que c’est mal de savoir en avance.

Mais comment tu vas décorer la chambre et les vêtements ?” Facile, je fais dans le noir comme ça pas de soucis, le style gothique c’est pratique les garçons portent des jupes, les filles des pantalons l’essentiel c’est que ce soit noir !

Et pour les prénoms ça complique la tâche, non ?” Oh non, aujourd’hui tout le monde veut être original alors je suis la tendance et je titre des lettres au hasard pour créer moi même un prénom qui du coup sera forcément original, unique et surtout mixte. Si tu veux tu peux déjà faire broder les serviettes de bain : mon bébé s’appellera Exadune, c’est beau non ?!

 

 

Mais quel que soit le choix de connaître ou non, “aucun des deux n’est ni bien ni mal, ni normal ni pathologique” comme le souligne Sylvain Missonnier, psychanalyste, professeur de psychologie clinique de la périnatalité à l’université Paris-Descartes et auteur de Devenir parent, naître humain (PUF, 2009), l’important est de savoir les raisons qui motivent l’une ou l’autre de ces décisions.

 

 

fille ou garçon2

 

 

 

 

Fille ou garçon : les questions à se poser

 

Certaines questions sont simplement à se poser afin de connaître les envies qui conduisent à ce choix :

Est ce réellement important pour moi de savoir le sexe de mon bébé en avance ? fille ou garçon qu’est ce que cela va changer au fond?

 

Serais-je capable d’accueillir et d’aimer cet enfant au-delà de son sexe ?

 

Si je désire très fortement une fille (ou un garçon), pourquoi ce désire est il si important ?

 

Apprendre que mon enfant n’est pas du sexe désiré risque t il de me faire regretter, rejeter ce bébé dès ma grossesse ou contraire cette connaissance me permettra t-elle de faire le deuil d’une part de mon enfant imaginaire et ainsi m’habituer ?

 

Est-ce que me projeter avec un bébé en connaissant son sexe ne rendra pas encore plus difficile l’acceptation de ce bébé réel ? A trop imaginer de manière précise cet enfant, on renforce l’image du bébé imaginaire, ce bébé parfait qui ne correspondra pas à la réalité.

 

Ne serait-ce pas le respecter et préserver un peu de son intimité à ce bébé déjà tant observé, mesuré et contrôlé ?

 

Apprendre à patienter pour connaître le sexe de mon enfant, ne serait-ce pas là un bel entraînement à la patience ; une qualité dont les parents vont avoir grandement besoin?

 

Si l’un ou l’autre des parents veut connaître le sexe, il est important de se poser les questions ensemble. Pour certains papas, il est difficile de réaliser la présence du bébé temps qu’il est caché dans le giron maternel, pour certains alors, connaître le sexe de leur enfant les aide à conscientiser cette arrivée imminente dans leur vie.

 

Quand l’un et l’autre des partenaires ne sont pas sur la même longueur d’onde, en général, ils finissent par tomber d’accord. Mais quand ce n’est pas le cas, les choses peuvent devenir drôles ou au contraire très compliquées : celui qui sait doit être vigilant à chaque parole pour ne pas vendre la mèche ; quant à celui qui ne sait pas, il doit lutter contre l’envie de demander à l’autre. Jeu ou casse-tête, à vous de voir.

 

 

Je vous souhaite de belles grossesses avec de beaux bébés … des deux sexes… Winking smile

 

Merci d’avoir lu cet article, pensez à me dire si vous êtes plutôt curieux ou patient au sujet du sexe de votre bébé.

 

Prenez soin de vous et devenez parfaitement Imparfait

 

Caroline Muller, un Colibri Imparfait

 

 

crédit photo : Pixabay

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3 Comments

  1. Pour mes 2 grossesses j’ai su à la première Echographie… Mon mari n’envisageait pas la suprise le jour J, il avait besoin de savoir. Au delà du sexe de l’enfant, le principal pour moi était de savoir que BB va bien et est en bonne santé!
    Mais j’avoue que la raison numéro 1 en est une bonne !
    Bon courage pour les derniers mois!

    • Bonjour Maryline,
      Je pense effectivement que la chose principale à savoir est : est-il en bonne santé ? Heu une autre question était pour moi importante : ils sont combien ???? Je pensais vraiment qu’ils étaient deux…lol

      Bien à toi et à dans quelques mois pour le levé de mystère…

  2. Connaître le sexe à l’avance est un choix. En ce qui nous concerne, nous avons choisi de les connaître. J’ai eu des jumeaux : un garçon et une fille. Le plus important est qu’ils soient en bonne santé. Malgré tout, durant ma grossesse, je ne me suis pas projetée. J’étais plutôt concentrée à la vivre le plus sereinement possible. Pour les couleurs et les vêtements, nous n’avons pas souvent beaucoup de choix : souvent rose pour les filles et bleu pour les garçons…

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