Rester zen avec son enfant c’est possible

Des cris, que dis-je, des hurlements ; des colères, ah non, pardon, des ouragans de rage !

Oui les pétages de câble, je connais, j’y suis passée, hélas !

Vous vous en doutez : je suis carrément honteuse de mes moments de folie ! Et il fallait que ça cesse ! Alors, j’ai appliqué toutes les techniques qui me semblaient efficaces

Ce dont je suis fière aujourd’hui ; ma quasi métamorphose . Bon OK, j’exagère un peu, en tout, j’ai compris comment rester zen avec mon enfant. et je dois bien avouer que mes emportements explosifs n’existent quasiment plus…

Vous voulez savoir comment j’ai réussi ce tour de force ? Alors lisez ces lignes …

Avant : les déclencheurs de “rage”.

Mon p’tit gars chéri d’Amour a fêté son deuxième anniversaire fin septembre et le pauvre, il a déjà subi mes colères…

Je plante le décor de suite, pour que vous compreniez pourquoi ces colères sont pour moi d’autant plus inadmissibles et qu’elles me font culpabiliser au plus haut point.

Je suis sophrologue, spécialisée en périnatalité, passionnée par le développement de l’enfant, par le cerveau humain.

Bien évidemment, je prône un style parental Imparfait mais orienté bienveillant quand même !

Alors, j’aurai dû être armée et savoir faire face à toutes les situations !!???

Et bien malheureusement non !

Avec l’accumulation de la fatigue, il m’est arrivé de craquer.

 

La situation explosive était toujours la même : la mise au dodo !!!

 

Les nuits décousues s’enchaînent, le travail s’accumule sans réussir à sortir la tête de l’eau, l’entretien de la maison est relayé au dernier plan… Bref j’avais besoin de souffler !

Les moments où mon p’tit gars dort sont comme des parenthèses qui me permettent de reprendre un peu pied. Le hic, c’est que ce temps magique, suspendu, est de courte durée : 1h30 grand max !

Or, sur ce créneau : je dois : me reposer, travailler, téléphoner aux copines/clients/familles/réparateurs/médecins ; faire le ménage, le repassage, écrire des articles pour mon blog, faire mes montages vidéos pour la chaîne Utube… bref c’est la course et chaque minute se doit d’être rentabilisée !

Donc déjà quand s’annonce l’heure du dodo, je sentais une sorte d’appréhension monter en moi ; mon cerveau se mettait déjà en mode “vas-y prépare ta To-do list  de tout ce que tu vas pouvoir faire pendant sa sieste !” ; autant dire, pas les meilleures conditions pour être détendue.

Je ne parvenais pas à endormir mon p’tit gars, ça me prenait presque une heure (la sieste comme le coucher du soir – ah non, le coucher du soir c’était pire : parfois au bout de 2 heures, je jetais l’éponge et j’allais me coucher avec lui dans son co-dodo). Du coup, je voyais ce temps, mon précieux temps qui défilait… Et ce qui me mettait en rogne c’était de savoir qu’avec son père ou à la crèche, il s’endort en 10 mn max !!

Dans ma tête c’était : “Mais POURQUOI MOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Tu vas DORMIIIIIIIIRRRRRRR !!!”

Et alors qu’il jouait, chantait, gesticulait dans tous les sens, je sentais le feu qui montait en moi… jusqu’au moment … où … je me mettais à hurler en tapant dans l’oreiller ; je sortais de la chambre, je cherchais à me défouler en tapant sur mon lit, je sentais mon visage se déformer de rage et je finissais en pleurs ; exténuée, désemparée, morte de culpabilité !

Bien sur, ce n’est pas arrivé souvent – heureusement !- mais quand même, pour moi c’est déjà trop !

 

 

Après : Comment je suis devenue zen avec mon enfant.

La première étape a été de revenir à mes fondamentaux : mes exercices de Sophrologie !

Je retourne à ma respiration. J’inspire profondément et expire très lentement. Déjà là, la pression retombe.

(si vous souhaitez en connaître un peu plus sur les exercices de respiration, je vous renvoie à cet article ou je vous donne quelques techniques respiratoires)

 

Ok, premier pas de fait, je “maitrisais” cette colère, je l’accueillais un peu de cette façon : “Ok, salue colère, que veux-tu me dire ? Ah oui, tu me parles de mon territoire qui me semble non-respecté. Bon, est ce si grave ce temps qui s’écoule? Les choses à faire sont simplement un peu décalées…”

Bref, le fait de dialoguer avec mon émotion, permet de l’accueillir, d’entendre le message qu’elle souhaite me délivrer (car c’est justement la fonction d’une émotion) et du coup, elle se faisait plus calme une fois entendue et disparaissait.

 

Puis ce qui me permet de rester zen avec son enfant, c’est avant tout : de comprendre !!!!

Quoi de plus logique ! Une fois que l’on comprend comment pense, agit et se développe un enfant, on peut plus facilement prendre du recul et surtout cesser de se dire :”Il le fait exprès pour me mettre en rogne !”

Alors j’ai lu, ça tombe bien j’adore ça !!!!

Dans mon cas, puisque mes colères se déclenchaient au moment de la mise au dodo, j’ai lu des livres sur le sommeil de l’enfant.

J’ai poussé je ne sais pas combien de soupirs en lisant “Dormir sans larmes” car enfin je lisais noir sur blanc qu’il était normal que le sommeil de mon p’tit gars soit ainsi décousu ; qu’il est normal qu’il aime dormir avec moi pour se sentir en sécurité et c’est une très bonne chose que je le lui permette.

 

Bon, super !! Ne restait plus qu’à faire raccourcir le temps d’endormissement et tout rentrerait dans l’ordre …

C’est désormais chose faite : J’ai pris un peu de hauteur avec tout cela en mettant ces situations sur une échelle du temps pour relativiser . Dans quelques années, quand il sera grand et me demandera d’aller dormir chez ses amis, qu’il n’aura plus besoins de mes câlins nocturnes pour passer des nuits paisibles, ne me sentirais-je pas en manque de ces nuits passées ensemble ?

Alors, maintenant je profite de ces temps de tendresse et de douceur, je savoure chaque câlin que l’on se fait pour trouver le sommeil.

 

Enfin le point qui est venu parfaire cette métamorphose : c’est la Cohérence cardiaque.

Désormais, lorsque le rituel est terminé, j’entre en cohérence cardiaque et mon p’tit gars se blotti tout contre moi et s’endort à mesure que mon état de cohérence s’installe. Un exercice de cohérence durant cinq minutes, voyez à quelle vitesse il s’endort. désormais,

 

Pour résumer :

 

En quelques mots, pour être zen avec mon enfant…

  • j’ai respiré,
  • j’ai lu pour comprendre son développement,
  • j’ai pris de la hauteur pour relativiser,
  • j’ai accueilli mes émotions,
  • j’ai pratiqué la cohérence cardiaque.

 

Cette article fait suite au carnaval d’article organisé par Chang du blog www.ParentaliteZen.com. Les blogueurs s’organisent et publient autour du thème “Les astuces pour rester Zen avec ses enfants”. Les lecteurs auront accès librement à la compilation sous forme d’ebook gratuit de tous les articles et des meilleurs astuces de blogueurs pour rester Zen avec ses enfants.”

 

Et vous, arrivez-vous à être zen avec votre enfant ?

 

 

A bientôt

 

Caroline Muller, un Colibri Imparfait

 

 

Crédit photo : pixabay : janeb13

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12 Comments

  1. Bonjour
    Votre témoignage est rassurant et tombe à pic car hier c’est exactement ça que j’ai demandé à mon mari “es ce que j’arriverai un jour à rester zen ?” Mon soucis c’est qu’elle est très têtue et veut avoir le dernier mot, tout faire comme elle elle veut. Elle va avoir 5 ans.
    On travail déjà la respiration. Mais bon quand je suis partie dans mes colères j’y pense pas…
    bonne journée

    • Bonjour Mélanie,
      Bravo pour votre pratique d’exercices de respiration, c’est déjà un beau travail. Vous trouverez vous aussi les espaces de calme dont vous avez besoin. Chacun découvre l’astuce, la technique qui lui convient. Et chacun, un jour de fatigue plus intense, craque et se reprend ensuite.
      Rester zen, ça s’apprend. Personnellement, ça fait maintenant plus de 5 ans que je suis sophrologue donc forcément ça aide !!!
      Si vous le voulez, voici un article où je vous parle de cohérence cardiaque, c’est un très bon outil aussi pour s’apaiser et obtenir des effets sur le long terme.

      Bien à vous

  2. Bonjour Caroline

    Je te remercie pour cet article.

    Réussir à prendre du recul face à la situation peut aider.
    Mais je pense que ce n’est pas donné à tout le monde de réussir à prendre ce recul.

    Quand on est pris dans la colère, il est bien difficile d’en sortir sans réaction violente. Telle une cocotte minute.

    Penser à son enfant, à l’amour qu’on a pour lui, vraiment, peut aussi, peut-être, un peu, aider.

    Et oui, il faut accepter l’erreur, ce dire qu’on peut se tromper que ça arrive.
    L’essentiel, c’est d’apprendre de ces erreurs (j’en parle ici : https://www.papa-et-patron.fr/maman-papa-jai-le-droit-de-faire-des-erreurs/).

    Tout en l’expliquant à nos enfants.

    Au plaisir
    Evan

    • Bonjour Evan,
      Sur le point : “ce n’est donné à tout le monde de prendre ce recul”… En l’état actuel, certains parents ne sont pas en capacité, effectivement de prendre de la hauteur ; la bonne nouvelle : ça s’apprend !!!!!!! 😉
      Je ne remercierais jamais assez la Sophrologie de s’être installée dans ma vie. Depuis que j’ai commencé ce passionnant métier, je dois bien avouer que les choses me paraissent sous un autre angle et je me sens vraiment centrée et ancrée, plus ouverte et compréhensive, empathique…
      Certes c’est un travail sur soi, mais l’arrivée d’un enfant dans une famille permet (si on le souhaite) d’amorcer un beau travail pour grandir.

      Bien à toi et merci pour ton podcast !

  3. Quel bel article Caroline ! Et quelle victoire ! Comme quoi tout est possible quand on prend le temps de décortiquer ce qui est en train de se passer, de se jouer, ce qui se passe à l’intérieur de nous.

    Ce que tu dis est très inspirant : que tes larmes de colère se transforment en compréhension pour ce bébé qui a besoin de la présence sécurisante de sa maman… Une même situation, stressante au début, devient une situation où la maman et son bébé se retrouvent. Tout est question de point de vue, et ce point de vue nous fait changer notre état émotionnel.

    • Merci pour ton retour Emily.
      Pour relever ce défi et vaincre ma colère, c’est un travail qui s’effectue surtout en dehors des crises de colère !! J’aurais dû le signaler quelque part car ça a son importance : si en amont on ne cherche pas à comprendre et trouver des solutions, il n’est pas possible d’agir sur le moment même…
      Bien à toi

  4. Super article ! On sent bien ton évolution 🙂

    C’est sympa d’avoir le retour d’expérience d’une sophrologue.

    Il y a une de tes astuces que j’ai déjà appliqué, c’est de lire pour mieux comprendre. En fait on fait finalement souvent “au feeling” mais en lisant des livres sur le sujets, en comprenant la théorie, on arrive facilement à gagner de l’équilibre dans sa famille 😄

    À nous le bonheur et la zenitude au sein de la famille !

    Merci pour ta participation en tout cas, je suis ravi 😃

  5. Bonjour,

    Personnellement, pour moi c’est compliqué de réagir ainsi lorsque je travaille à partir de 4h45 du matin jusque 13h. Mes nerfs sont très sensibles et j’ai beau avoir déjà deux grands enfants et bien le petit dernier de 5 ans arrive encore à me faire craquer.
    Néanmoins, chez nous, quand ça arrive on se relaie et ça marche plutôt pas mal. Quand je passe la main à maman et qu’elle aussi est fatigué (même si elle le gère beaucoup mieux que moi) après c’est la grande et soeur et le grand frère qui prend la relève.
    C’est pas que c’est un petit monstre, loin de là, mais c’est un enfant qui aime tester mes limites et je ne veux pas le céder quoi que se soit.
    Donc quand je sens que je n’ai pas les conditions requises pour faire face à une crise (surtout au moment du coucher) je délègue.
    Voilà en tout cas mon expérience.

    Merci pour ce très bon article.

    A bientôt

    Paul

    • Bonjour Paul,
      Merci pour ton commentaire.
      Tu as la chance de pouvoir déléguer et ça je crois que c’est la meilleure des “astuces” qui soit !!!!!!!

  6. Waouhh quel article ! Et que de commentaires !!! Bravo Caroline c’est la gloire!!!!
    La respiration est un allié précieux tu as raison. De même que prendre un temps avant de s’emballer…
    A bientôt Caroline, on reste connectée !

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